Expertise de violon ancien ou plus récent, archet ...

1 : EXPERTISE DE VIOLON OU ARCHET

Expertise Gratuite

ORIGINE, VALEUR ET ESTIMATION DE VIOLON OU ARCHET :

Vous avez un violon ancien (ou un alto ou un violoncelle) et un archet, et vous souhaitez savoir ce que c'est : son auteur, son lieu d'origine, l'époque de sa fabrication, et souvent même son prix. Vous pouvez contacter un expert en lutherie, mais - et cela est normal - ses services sont payants, parfois très chers, car l'expert engage sa responsabilité, d'une part, et sa formation est très longue. Si VOUS VOULEZ UN AVIS A TITRE GRACIEUX, je peux vous le donner si vous prenez contact avec moi par téléphone au 06 88 75 91 90 ou par mail :

mabru.lothaire@orange.fr

Je me ferai un plaisir de vous renseigner, car les connaissances que j'ai acquises depuis plus de 20 ans et la documentation iconographique et livresque que j'ai accumulée me permet de vous donner des indications sur l'instrument que vous possédez. En cas de doute je peux vous orienter vers des experts compétents. N'oubliez pas de laisser votre numéro de téléphone sur la boite vocale de mon portable afin que je puisse vous rappeler. Si vous envoyez des photos par mail, faites une photo de la table de face, du dos de face et de la tête de profil, le tout sans flash et le plus net possible. Pour les archets : une photo de la tête de profil, et une photo de la partie basse (bouton et hausse). Si besoin est je vous demanderai d'autres photos montrant des détails nécessaires à l'expertise.

Voici quelques  éléments nécessaires à la compréhension de l'expertise d'instruments de musique, et  plus particulièrement  de violon, archet, et autres instruments à cordes.

1 : La question de l'étiquette :

Même si cela est difficile à admettre  pour nombre de personnes, l'étiquette ne donne aucune certitude quant à l'authenticité de l'instrument, et  cela pour plusieurs raisons. La première est qu'une énorme quantité d'instruments faits de manière industrielle ou dans de très grands ateliers travaillant en division, porte des étiquettes donnant  le nom du modèle adopté pour  la fabrication, tel que Stradivarius ou Guarnerius pour ne citer que les  plus connus. Si parfois la mention "copie de" ou modèle" indique  que ce n'est pas un "Strad" ou un "Guarn", elle n'est  pas toujours présente. Une étiquette  sans ces mentions ne signifie pas que l'instrument  est  un Stradivarius, par exemple. Il faut  savoir qu''à partir de 1700 les instruments de ce célèbre luthier portent une étiquette imprimée sur  laquelle seul le 1 de  1700 est imprimé, les autres chiffres étant  manucrits. Si vous avez une étiquette  avec le 1 et le 7 imprimés, c'est  forcément une étiquette apocryphe,c'est à dire fausse. D'autre part des commerçants mal intentionnés -et je ne parle pas ici des luthiers- ont de tout temps fait valser les étiquettes, pour vendre plus facilement et avec plus de rentabilité. C'est ici que l'expertise s'impose pour démêler le vrai du faux.

2 : La question de la marque au fer :

Les instruments sont parfois pourvus d'une marque au fer au nom d'un luthier. Si de telles  marques  sont rassurantes, la prudence s'impose ici aussi :  je vois de plus en plus de fausses marques sur  des violons ou archets qui ressemblent  plus ou moins à des instruments faits par le luthier indiqué par la marque mais de très petits indices montrent que la marque n'est  pas originale : un accent absent, un lettre différente de la marque originale, un point ou un signe en plus ou en moins. J'ai vu récemment un archet de facture chinoise, proposé par un vendeur à la sauvette  sur une brocante, fait  sur  le modèle Voirin portant une marque de Peccatte à Paris ! Pour le  connaisseur averti, c'est une aberration totale car ces deux modèles sont  très caractérisés et très différents. On comprend donc qu'il est  impératif lorsque l'on est  en présence d'un instrument de musique de prendre toutes les précautions nécessaires et de ne pas s'emballer à la seule lecture d'une marque au fer ou d'une étiquette.

3 : Un instrument à identifier ? à estimer  ?

Si vous venez d'hériter un instrument, si vous en trouvez un dans votre grenier, ou que vous en achetez un en brocante ou autre et que vous avez des questions, n'hésitez pas à me contacter par mail ou téléphone, et à m'envoyer des photos : une de face, un de dos et  une de la tête pour les instruments, et pour les archets une de la tête de profil et  une du côté du bouton qui permet de tendre les crins avec la hausse, généralement en ébène.

mail : mabru.lothaire@orange.fr

téléphone : 06 88 75 91  90

Comme je l'indique sur la page LUTHERIE de ce site, je propose cela à titre gracieux, et dans le cas où je n'arrive pas à me prononcer, je peux vous indiquer des experts spécialisés qui vous renseigneront.

4 : Comment se fait une expertise ?

Pour le profane, l'expertise est difficile à comprendre. Pourquoi l'étiquette ne serait-elle pas une bonne indication ? ou la marque au fer ? J'ai répondu ci-dessus à ces questions. Mais alors une nouvelle question arrive automatiquement : comment fait-on ? C'est là que l'on comprend la difficulté de la formation de l'expert. Il faut savoir voir et regarder, ce que l'on appelle "avoir un œil" et aussi avoir de grandes capacités de mémorisation, utiles pour repérer la manière de tel ou tel luthier, quant à la taille des ouïes, la pose des filets, la sculpture de la volute, la qualité du vernis, la conception des voûtes de la table et du fond de l'instrument etc. etc. Il faut aussi bien connaître l'histoire de la lutherie, savoir repérer des "écoles" mais aussi les influences qu'elles ont pu exercer entre elles etc. etc.

Quelques exemples : j'ai récemment vu d'après photos un violon portant une marque au fer et une étiquette d'Honoré Derazey qui me semblait bon, c'est à dire authentique. Une fois  l'instrument en mains, si l'allure générale correspondait bien à celle d'un violon de Derazey, la découpe des ouïes disqualifiait irrémédiablement l'instrument : les bords n'étaient pas nets, le dessin presque maladroit. Or, Derazey est connu pour avoir un tour de main incomparable dans le domaine de la taille des ouïes. Un examen plus minutieux m'a permis de voir que la marque était fausse, en la comparant avec des photos de marques authentiques que j'aies dans ma documentation.

Autre cas : sur un site de vente je vois un violon donné comme  étant de Pierre Hel, avec sa marque au fer au dos. Certaines parties de l'instrument n'étaient pas dans le style de Hel, et de plus l'étiquette portait un numéro et une date de fabrication qui ne correspondaient pas l'une avec l'autre. Mais pour se rendre compte de cela il faut avoir la correspondance des années avec les numéros concernant les luthiers qui numérotaient leurs instruments. Si le numéro 50 est de 1880, le numéro 27 ne peut être de 1890 (exemple fictif que je donne pour une meilleure compréhension). Ce genre de "bidouillage" est relativement fréquent, mais encore une fois, pour le repérer, il n'y a qu'une étude longue et patiente de la lutherie qui permet de démêler le vrai du faux. Car hélas, il y a beaucoup de  faux qui circulent, ce qui ne veut pas dire que ces instruments ne soient pas bons pour le jeu. Et puis il y a les copies qui ne sont pas toujours données comme telles, seul un œil averti peut le déceler.

5 : La valeur d'un instrument :

Elle peut varier énormément en fonction de son auteur, bien évidemment, mais pas seulement. Pour un même auteur, il y a des périodes de fabrication plus recherchées et d'autres moins, pour différentes raisons. Des luthiers ont pu aussi proposer à leurs clients différentes qualités de facture pour satisfaire toutes les bourses.  Aussi  les prix peuvent varier pour les productions d'un même luthier, dans des proportions très variable, allant parfois même du simple au double.

D'autre part, l'état  est capital dans l'estimation de  la valeur d'un instrument : s'il est en parfait état son prix sera bien sûr nettement supérieur au même instrument en mauvais état, ou ayant subi des restaurations, importantes ou minimes. Il faut savoir ici que les restaurations font  baisser la valeur de l'instrument, et cela d'autant plus qu'elles  ont été mal effectuées. Si certaines parties de l'instrument ne sont pas d'origine, la valeur diminue aussi, et cela d'autant plus s'il s'agit d'une pièce importante comme la table, par exemple.

Enfin, des vices peuvent  ne pas se voir pour un profane : l'examen par un connaisseur s'impose donc avant de se prononcer sur  un prix.